Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Archives

2014-02-24T22:19:15+01:00

Adieu veaux vaches cochons

Publié par

La mission assignée est d'aller en ville voir la campagne. Quitter une zone périurbaine pour longer le périphérique et se retrouver dans l'exposition annuelle de l'agriculture, de l'élevage français et d'ailleurs, à savoir le Salon International de l'Agriculture.

A l'entrée, de jolis bracelets avec le prénom de l'enfant et le téléphone du parent nous ont été remis dans le cadre de l'opération Zéro enfant perdu.

En pleine période de vacances scolaires, affleurent dans les pavillons de la porte de Versailles, tous les groupes scolaires, les parents et grands-parents en sortie.

Pour certains, il s'agit d'un retour aux sources lointaines d'une enfance campagnarde qui leur permet de montrer leur vocabulaire adapté, pour d'autres la lecture des panneaux les aident à parfaire le discours à répéter aux têtes blondes.

Nous y avons passé quatre heures environ, avec une bonne partie du temps au pavillon sur trois niveaux. Ce pavillon intègre le marché géant avec des stands régionaux. Nous avons cédé aux fromages (ah le picodon) et le miel.

Dans ce pavillon, il y a donc les ovins, les bovins et autres stars. Les animaux ont eu un beau succès surtout les cochons, j'essaie de n'y voir aucun message. J'ai même eu droit à "oh le cochon mort, il était drôle. Non c'était une blague, il dormait hihi." L'humour a ses âges aussi.

L'autre pavillon visité était celui des chevaux, des poneys et des ânes avec arrêt au stand peluche. Le tenancier du stand a même félicité Tic et Tac pour leur tenue, et oui je sais je sais monsieur.

De la manière dont ma fille a adoré les chevaux, et ce n'est pas la première fois, je vois bien se profiler la tentative de cours d'équestre.

Le bémol est que le parking était encore plus empli que les fois précédentes et donc tout ce monde déversé à l'intérieur créait un joyeux effet sauna.

On peut dire que ce n'est pas la vraie campagne, que les animaux ne peuvent être bien dans ces stands. Pour certains petits habitants des villes, dont les vacances, même à la campagne sont hors de portée, et pour, malgré leurs grands airs, leurs yeux brillants, cela reste une bonne occasion d'approcher toutes sortes d'animaux.

Et le fromage ardéchois, il n'y a que cela. Avec le roquefort.

Adieu veaux vaches cochons

Voir les commentaires

2014-02-16T22:56:55+01:00

Minuscule

Publié par

Deux chroniques de film en deux jours. J'accélère le rythme mais cela ne perdurera pas. Aujourd'hui avec Tic et Tac, nous sommes allés voir Minuscule, la vallée des fourmis.

Les bandes-annonces précédant le film n'étaient pas inadaptées au public comme parfois c'est le cas. Je vous invite à ce sujet à aller voir cet article de Papacube : http://www.papacube.com/2014/02/les-bandes-annonces-des-films-pour.html, une page Facebook a depuis été créée.

Revenons à nos fourmis, tout d'abord le son était encore trop fort pour des petits. Ensuite, l'histoire est plutôt banale, sans trop de morale ni de leçon.

Il s'agit d'une boîte de sucres pleine abandonnée et récupérée par des fourmis noires, la couleur a son importance. Dans la boîte se trouve une petite coccinelle blessée. Elle va devenir amie avec les fourmis et les aider lorsqu'une bande de fourmis rouges, je vous avais dis que la couleur avait son importance, veut s'accaparer la boîte de sucres et les poursuit à travers la montagne, dans un ruisseau et tout le long du chemin jusqu'à leur fourmilière.

Les images sont jolies mais il y a quelques longueurs dans la poursuite. Vous vous doutez bien de la fin, je vous l'épargne donc. Vous pouvez sans problème y emmener vos enfants même si ils n'apprendront pas grand chose car on voit très peu d'animaux hors les fameuses fourmis. Ce n'est pas Microcosmos donc.

Je vous souhaite une bonne soirée et vais retourner à ma lecture.

Voir les commentaires

2014-02-15T23:11:39+01:00

Le vent se lève

Publié par

Hayao Miyazaki. Un nom et un prénom synonymes de beauté et de qualité.

Sans doute le plus grand réalisateur de films d'animation japonais, également cofondateur avec Isao Takahata des studios Ghibli.

Ses films sont connus mondialement comme "Princesse Mononoke" (1997) et "Le voyage de Chihiro" (2001) et non simplement par les otakus.

Je viens vous parler de son dernier film "Le vent se lève". Comme pour nombre de ses films, la musique est réalisée par Joe Hisaishi.

Hayao Miyazaki a récemment déclaré que ce serait le dernier car il ne pouvait plus physiquement assurer d'autres réalisations, paroles qu'il a déjà tenues par le passé.

Le film nous narre la vie de Jirô Horikoshi, un jeune ingénieur, des années 1920 au début de la seconde guerre mondiale. A travers sa passion pour la conception aéronautique défilent la course à l'armement, la Grande Dépression.

Le film tire son titre d'un vers du poème "Le cimetière marin" de Paul Valery, "le vent se lève, il faut tenter de vivre".

Je dirai que ce film, perché dans les nuages, reste au-dessus de la production animée actuelle. Néanmoins, j'ai un tout petit peu moins apprécié que les autres. Légèrement moins captivée que devant ses productions précédentes.

Peut-être car l'aspect onirique y est moins présent, et que j'ai l'impression qu'il hésite à entrer de plain pied dans la politique. Elle est là sans y être, présente mais sans vraiment d'explications.

Par ces côtés, il n'est pas je pense accessible à tous les âges au contraire de Mon voisin Totoro ou tous peuvent y entrer quelque soit l'imaginaire qui les touche devant ces images au dessin toujours sublime.

Malgré ce bémol, il s'agit d'un bon film d'animation et si Hayao Miyazaki reste sur celui-là, son dernier film ne sera pas à renier.

Le vent se lève

Voir les commentaires

2014-02-12T22:44:39+01:00

André Gide : Les Nourritures Terrestres

Publié par
André Gide : Les Nourritures Terrestres

Je fais mon Mea culpa. Je n'avais jamais lu André Gide. J'ai réparé cette erreur avec d'autant plus d'envie que j'ai visionné la série d'entretiens entre Frank Lestringant, auteur d'une biographie de Gide, et Yann Moix. 

L'oeuvre dont je viens vous parler est Les Nourritures Terrestres, suivies des Nouvelles Nourritures, publié en 1897.

Il ne s'agit pas d'un roman mais de poésie. Le narrateur s'adresse à Nathanaël au travers d'un long poème qui exalte les voyages, la nature bienfaitrice, la nécessité pour chacun de profiter de ses sens à l'âge de la jeunesse, au paroxysme de notre forme, et non pas lorsque, plus âgé, alors qu'on peut faire fi des exhortations sociales et religieuses mais que, pratiquement, les sources de jouissances physiques nous ont quitté.

L'auteur y sublime le désert, les récoltes, les fleurs et les fruits, l'éveil des sens au travers d'une multitude de saveurs. Il nous invite à une ode au désir, à la satisfaction, au contact avec la nature. Derrière tout cela, le sexe et sa jouissance sont plus qu'en filigrane. Sans mots crus avec une évocation directe au coeur et au corps.

C'est un livre sensuel qui nous invite à profiter de l'instant dans l'admiration de la beauté, dans le refus des convenances, loin des leçons d'un passé stagnant, avec, un pied sur le piedestal du présent, un oeil dans le judas du futur. Apprécier, jouir, apprendre, découvrir, tels sont les verbes qui pour moi évoquent le mieux la prose d'André Gide.
 

André Gide : Les Nourritures Terrestres

Voir les commentaires

Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog