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2014-03-28T09:57:29+01:00

Les Gazelles

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Aujourd'hui, une petite critique cinématographique : le film de Mona Achache "Les Gazelles".

Tout d'abord la distribution avec dans le rôle principal de Marie, Camille Chamoux. Les autres actrices sont Audrey Fleurot, Anne Brochet, Naidra Ayadi, Joséphine de Meaux. Ce sont les amies de Marie.

Que lui arrrive-t-il donc à Marie justement ?

Trentenaire, elle est, selon la terminologie commune, en couple depuis le lycée avec Eric. Ils s'endettent sur trente ans pour l'achat d'un appartement.

Devant ce chemin déroulé, elle fait une crise d'angoisse et le quitte. Elle veut s'échapper du mode pilotage automatique. Elle atterrit chez une collègue du Pôle Emploi où elle travaille, une divorcée avec un enfant. A elle la découverte du célibat, la drague, et la culpabilisation de la solitude à son âge.

Fêtes, alcools, amants de passage, avec ses amies, elle réapprend à vitesse rapide l'insouciance du lendemain sans attaches.

Un film de filles, moderne, grave aussi, sur une génération libre jusqu'à parfois en sembler encombrée. Drôle, au plus près de ses actrices et d'une époque, le film nous montre gaiement une tranche de vie féminine. Il nous dépeint deux mondes en parallèle, celui des hommes et celui des femmes.

La vision des dames est prégnante sur celle de l'autre moitié de l'humanité. Les hommes y sont seuls, perdus, lâches.

Une chronique de société vivante, rythmée drôle. Un beau film de femmes.

Les Gazelles

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2014-03-23T23:03:52+01:00

Au salon du livre 2014

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Dans ma série des salons parisiens, malheureusement pas les salons philosophiques, mais les salons d'exposition commerciale, je vous présente le salon du livre de paris 2014 avec pour invité l'Argentine et la ville de Shanghai.

Le salon du livre a toujours eu mes faveurs malgré sa finalité vénale. Une visiteuse m'a à ce sujet fait remarquer qu'on avait d'abord voulu l'empêcher de faire dédicacer un livre apporté et non dûment réglé sur place.

Une des premières fois où je m'y suis rendue, je me suis dit que j'étais à la maison. Une petite phrase mais une évidence. Véritablement. Là, au milieu d'un choix innombrable, de la rencontre des auteurs, des conférences, surtout au milieu des livres, plus que je ne pourrais jamais en lire.

J'envie ceux qui travaillent pour Grasset, Albin Michel et autres. Ils vivent dans les livres, en parlent, rencontrent les auteurs. Une vie autour de cela, mais peut-être en sont-ils lassé.

Il y avait du monde mais cela restait dans le domaine du raisonnablement respirable et respectueux de notre bulle d'intimité. Hormis les épisodes d'afflux journalistiques autour des dédicaces et apparitions de Ségolène Royal, Lionel Jospin et Nathalie Kosciusko-Morizet, j'ai pu accéder plutôt aisément aux stands. Mon arrivée à l'heure des ventres creux a sans doute facilité mes déambulations.

Bourse réduite oblige, j'ai fait beaucoup moins d'achats que l'année dernière alors que j'étais énormément tentée entre autres par le stand d'un éditeur de livres historiques où j'ai failli craquer pour l'histoire des cathares notamment et par celui d'un éditeur religieux devant un pavé sur l'histoire du Judaïsme qui lui aussi me faisait les yeux doux.

J'ai acheté et fait dédicacer le livre de Pierre Lemaître "Au revoir là-haut". J'étais la dernière de la file. Il a été adorable. Il m'a dit que son sort était entre mes mains. Gentil, mais une bien trop lourde charge pour une petite lectrice. Il a filé ensuite du Stand d'Albin Michel vers le stand de Calmann-Levy.

Puis je suis allé chez Grasset pour avoir un exemplaire d'un livre de Yann Moix dédicacé. Je dis un livre car j'avais l'intention d'en acheter un autre que "Naissance", là on en revient à mon budget. Cependant, sur le stand de son éditeur, point n'était de salut hormis le prix Renaudot. J'ai hésité et puis je l'ai acheté. Yann Moix est arrivé le bras droit immobilisé dans une atèle. J'ai entendu sur le stand des officiels du salon ou de l'éditeur dire "oh je ne savais pas que Yann était gaucher". En fait, il se sert juste de la main qui lui reste et s'en est d'ailleurs excusé auprès de beaucoup. Il a surtout un regard franc, de grands yeux ouverts vers vous. C'est déjà rare chez beaucoup alors chez quelqu'un connu bien au-delà de son quartier, qui pourrait s'en moquer comme de sa dernière lecture forcée et ennuyeuse. J'avoue mon à priori positif sur cet homme vertical. Passionné, reconnaissant de ses erreurs, apprenti et curieux.

Il s'agit d'un salon adulte et j'ai d'ailleurs déjà évoqué son pendant jeunesse. Nonobstant j'ai acheté pour Tic et Tac un livre. Depuis la découverte des idéogrammes et de certains pans de la cuisine de l'empire du milieu, ils m'en parlent beaucoup. J'ai donc profité du fait que Shanghai soit ville invitée d'honneur pour trouver sur le stand de la Fnac, "les 4 saisons" de Bao Dong Ni, auteur et Wu Zhai, illustrateur.

Je vous laisse et vous conseille de continuer à lire pour ne pas vous faire imposer une vision du monde en ces temps ou chaque anonyme se croit obligé de nous donner sa vision égocentrique. Là j'en fais partie aussi. Ce qui me gêne c'est une vision en boucle bien hermétique, ponctuée d'insanités à la moindre réplique contraire. C'est cela en fait http://madeleines.dahlias.over-blog.com/2014/01/ces-gens-l%C3%A0.html

Lire pour vivre et comprendre. S'y sentir petit et grandi. Apprendre et voir le chemin qui reste à arpenter.

Bonne nuit

Au salon du livre 2014

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2014-03-19T15:23:04+01:00

Millénium : les hommes qui n'aimaient pas les femmes

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Bonjour

J'ai terminé ce livre de Stieg Larsson. Contrairement à ce que je ne fais pas d'habitude car je n'aime pas cela, j'ai vu le film tiré du livre avant d'avoir commencé le livre. En fait, le dernier opus de cette trilogie m'a été offert. Je ne pouvais pas garder ce livre sans le lire et j'ai donc acheté le premier roman.

J'avais bien apprécié le film éponyme suédo-danois. J'ai donc débuté sereinement la lecture car usuellement le film est en deçà du livre donc si le film tenait la route, il y avait de fortes chances que le bouquin le fasse mieux.

L'histoire est celle d'un journaliste, Mikael Blomkvist, condamné pour diffamation envers un industriel puissant, pour avoir révélé un scoop sans fondements. Il ne se défend pas, accepte sa peine et quitte le magazine Millénium, dont il est le cofondateur, un magazine qui se veut libre, indépendant et dénonciateur des abus de toutes sortes.

Il se voit proposer par un industriel nonagénaire de venir une année sur son île pour rouvrir l'enquête sur la mort de sa nièce trente-six ans plus tôt, et d'écrire une chronique de la famille. Tout cela pour une somme plus que confortable loin de Stockholm, dans le Nord du pays.

Il sera aidé en cela par Lisbeth Salander, une jeune fille de 25 ans, douée pour l'informatique et les enquêtes sur autrui, mise sous tutelle parce que son parcours et son histoire lui ont donné si peu confiance en l'autre qu'elle se met en retrait de toute relation et n'hésite pas à user de la force pour se venger. Son inadaptation aux yeux de la loi la conduisent, malgré son âge et ses capacités à avoir un tuteur.

L'intrigue est bien menée et surtout, l'auteur est loin des leçons de morale et du politiquement correct. Les aspects politiques et économiques du pays sont importants et le livre est ancré dans une réalité suédoise. De même que les rappels sur la violence faite aux femmes dans son pays.

Il faut savoir que l'auteur a lancé le magazine Expo, fer de lance et observatoire contre les manifestations ordinaires du fascisme dans son pays. Ceci explique cela.

Si vous avez lu la trilogie, j'attends vos avis sur les deux autres romans. Si vous ne les avez pas lu, vous pouvez bien évidemment aussi commenter.

Millénium : les hommes qui n'aimaient pas les femmes

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2014-03-12T10:49:18+01:00

12 YEARS A SLAVE

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Je vous propose mes commentaires sur le film "12 years a slave" de Steve McQueen (II).

Tout d'abord, ce film est l'adaptation du roman éponyme de Solomon Northup, publié pour la première fois en 1853.

Il a été publié en version française par les Editions Entremonde en 2013 et les Editions Michel Lafon en 2014.

Le film narre l'histoire d'un homme noir à New York dans les années 1840. Il est kidnappé puis vendu comme esclave, lui l'homme libre qui jusque là vivait avec sa femme et ses enfants dans une jolie maison. On lui donne un autre nom et il aura de nombreux maîtres comme sont nommés ceux qui ont acheté cette main d'œuvre, traitée sur le même plan que leur bétail.

Le film suinte de ce mépris, de la sensation que ces hommes et femmes noirs sont à la lisière de l'humanité. Ils parlent, mangent, vivent,écoutent la bible comme tout le monde. Nonobstant ces attributs, on leur refuse le statut d'homme égal à celui de l'homme blanc. Il y a probablement dans ce rejet une facilité économique mais il y a surtout un gouffre séculaire empli de supériorité, de haine viscérale envers ceux que l'on a déplacés pour leur bras.

Plusieurs scènes sont très violentes pour être le reflet des châtiments subis par les esclaves.

Brad Pitt, coproducteur du film a le rôle du sauveur du héros. Il sera celui qui l'aidera à redevenir libre.

Ce film, maintenant oscarisé : il a reçu l'oscar du meilleur film, du meilleur second rôle féminin pour la Kenyane Lupita Nyong'o et du meilleur scénario adapté, mérite ses louanges et le déplacement.

12 YEARS A SLAVE

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2014-03-09T22:10:48+01:00

La Journée internationale des droits de la Femme

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Nombre de journées du calendrier sont associées à une lutte. La journée contre le Sida ou la maladie de Parkinson et d'autres plus légères comme le jour des grands-mères.

Le huitième jour du mois de mars est consacré aux droits de la femme. On se peut alors se demander si il s'agit là de quelque chose d'inaccessible comme l'éradication de maladies jusqu'à présent incurables ou d'une fête à partager entre chromosomes XX.

Le thème du 8 mars de cette année est : L'égalité pour les femmes, c'est le progrès pour toutes et pour tous.

« Les pays dans lesquels les femmes sont traitées sur un pied d’égalité avec les hommes jouissent d’une meilleure croissance économique. Les entreprises qui comptent des femmes parmi leurs dirigeants affichent de meilleurs résultats. Les accords de paix qui font intervenir des femmes s’avèrent viables à plus long terme. Les parlements où siègent des femmes adoptent davantage de lois portant sur des questions sociales fondamentales comme la santé, l’éducation, la non-discrimination et les allocations familiales. Il ne fait donc pas l’ombre d’un doute que l’égalité entre les femmes et les hommes est un avantage pour tous. » M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies

Une belle journée où l'on reçoit des fleurs ou un lavage gratuit de son véhicule par une chaîne de lavage. Je le sais, j'y suis allé et un employé fort aimable m'a lavé mon véhicule.

Le fait que l'on doive seulement pointer les droits des femmes dans des sociétés qui se prétendent civilisées au point de donner des leçons à d'autres pays peut faire sourire.

Simplement le constat est plus inquiétant qui regroupe les écarts de salaire, la double journée de travail, le machisme au quotidien, la discrimination au travail. J'en oublie sûrement en pensant à celles victimes de la double peine parce que, par ailleurs déjà ostracisées à cause de la couleur de leur peau, de leur statut social, de leur congé parental, de leur dépendance économique.

La garde des enfants est un des rares moments où la femme prend le dessus. Il ne s'agit pas d'un avantage plutôt la preuve que la société suppose que la femme est plus apte à s'occuper des enfants, et donc nous renseigne sur la place supposée de cette dernière dans la société, ou nous indique aussi que les hommes ne se battent peut être pas assez pour leurs enfants. Changer les couches n'est pas inscrit dans nos gênes et on ne s'aligne pas dans la cour d'école pour apprendre le maniement du balai. Toute naturelle est notre envie de liberté, imposée est celle de s'adonner à la tenue de la maison comme le disaient nos aïeules.

Apprendre aux petites filles et aux petits garçons l'égalité entre tous. Bien évidemment qu'il existe une différence physique entre filles et garçons. Simplement, chacun doit pouvoir être ce qu'il veut. Rien n'est destiné à un sexe. Ce qui importe est la volonté, l'effort, le travail. Tu deviens ce que tu décides si tu t'en donnes les moyens.

Régulièrement, comme un vaccin de rappel, je l'explique à mes enfants. Dès la maternelle, les clichés s'enracinent, les différences qui pourraient finir comme une légitimation de l'infériorité.

La théorie est belle. La pratique dicte aux femmes de se battre plus au quotidien pour faire valoir ce à quoi elles ont légitimement droit.

Malheureusement, il y a une journée des droits de la femme alors que les droits de l'homme existent déjà. Les droits de l'homme englobent ceux de la femme.

Ou alors faudrait-il renommer la célèbre déclaration, les droits de l'homme et de la femme pour que certains comprennent bien que l'homme est ici nommé pour l'être humain et non pour son taux de testostérone.

Heureux les femmes et les hommes de bonne volonté.

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