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2015-07-22T07:55:41+02:00

Les Minions

Publié par cassie
Les Minions

Bonjour

Je viens vous parler aujourd'hui d'un film vu avec Tic et Tac, "Les Minions". Nous avions vu il y a une quinzaine de jours "Vice Versa", film adorable que je n'ai pas chroniqué par manque de temps d'abord puis par oubli car j'avais déjà des critiques littéraires en retard.

Revenons aux petits êtres jaunes, apparus dans les deux films d'animation "Moi Moche et Méchant" tout juste héros sur grand écran pour leur propre aventure en ce mois de juillet 2015.

J'avais entendu du pour et du contre, comme le langage incompréhensible alors qu'on saisit assez aisément p;usieurs mots en sabir anglo-espagnol le contexte aidant.

J'étais beaucoup moins enthousiaste qu'à l'idée de voir "Vice Versa" précédemment évoqué.

Les minions sont de petits êtres qui ont pour raison de vivre de servir le maître le plus méchant, du T-Rex à Dracula, jusqu'à Napoléon. On notera au passage la vision de l'empereur.

A la fin des années soixante, ils dépriment en Antarctique, après avoir vu leur civilisation tourner rond sans but ni tyran.

Ils décident de partir à la recherche du maître le plus ignoble en allant notamment à la Convention du Crime, repaire de malfrats et se mettre au service de la plus géniale d'entre eux, Scarlet Overkill. Voleuse envieuse du pouvoir royal, elle se sert d'eux pour servir ses desseins.

S'ensuivront des aventures en Angleterre auxquelles je n'ai pas attaché un intérêt énorme. Le film est sympa mais sans plus et les invraisemblances sont surprenantes non par leur originalité mais par leur manque de logique dans l'histoire. Peut-être est ce le fait que ces minions cherchent un méchant mais qu'ils reviennent sur leur pas mais je ne me suis pas sentie émue ni n'ai rigolé franchement à leurs mésaventures londonniennes.

Tic et Tac n'ont pas non plus adoré car ils m'en ont très peu parlé ensuite, mauvais signe pour ces petits bavards.

J'attends vos avis

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2015-07-14T07:35:37+02:00

Sous les vents de Neptune

Publié par cassie
Sous les vents de Neptune

Bonsoir

 

Je viens vous parler ce soir d'une de mes dernières lectures : "Sous les vents de Neptune" de Fred Vargas. Il s'agit d'un roman policier, publié en 2004, aux Editions Viviane Hamy.

 

Le célèbre Jean-Baptiste Adamsberg est invité au Québec par le GRC. Avant de partir, il tombe par hasard sur un meurtre en Alsace caractéristique d'un très vieil ennemi. Le meurtre de la jeune fille avec trois trous dans la poitrine ne peut être pour l'inspecteur que l'oeuvre du Trident.

Un tueur qui réussi à faire accuser des innocents de ses crimes, parmi lesquels Raphaël, le frère d'Adamsberg, à la jeune vie ruinée par l'opprobre.

Sa virée québécoise prendra une autre tournure, de chasseur il devient proie, de ce tueur qui sait bien que le commissaire est toujours sur sa trace. Un évènement en terre canadienne va tournebouler la vie du policier.

J'apprécie beaucoup les romans de Fred Vargas et j'ai toujours plaisir à retrouver son héros. Instinctif, à la logique personnelle, il me plaît dans sa manière d'accumuler les petits cailloux qui le mèneront sémantiquement, logiquement, pragmatiquement et poétiquement à la solution. J'aime beaucoup cette poésie triste et son destin. Et son second Adrien Danglard, me stupéfie toujours autant par sa culture.

Ajoutez à cela un roman qui se passe dans la belle Province et me voilà conquise. Malgré le fait que les lecteurs québécois ne se sont pas reconnus dans les expressions censément locales présentes toutes au long du livre, cette enquête d'Adamsberg est toujours aussi captivante.

A vos avis ...

 

P.S : il y a eu une adaptation télévisée que je n'ai pas vue. Si jamais quelqu'un avait pu le visionner et m'en donner une critique

 

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2015-06-19T07:40:22+02:00

Du sang sur l'histoire

Publié par cassie
Du sang sur l'histoire

Bonjour

Je viens vous parler d'un livre aujoud'hui, "Du sang sur l'histoire" de Franck Ferrand, paru en 2012 aux éditions Flammarion.

Le chroniqueur est connu pour son goût pour l'histoire qu'il distille au fil de ses émissions sur la radio Europe 1. Critiqué également pour une vision idéalisée d'une France éternelle, à la grandeur et à la résonnance perdurant au-delà des siècles suivant un schéma poli, en miroir avec celle d'un Lorant Deutsch.

Il nous présente avec ce livre 28 portraits de personnages ou faits marquants de l'histoire par le sang versé, la cruauté ou la mort répandus. Parmi lesquels nous voyons défiler Gilles de Rais, Landru, Henri VIII, la nuit des Longs Couteaux.

Les évènements ou les personnages sont présentés en quelques pages succinctes. On peut y voir un résumé rapide sans rapport aucun avec toutes les forces, les enjeux, les conséquences de tous ces faits historiques.

Néanmoins, le livre a pour mérité d'attirer l'attention et permettra, je l'espère, à d'autres de se plonger dans les livres d'histoire et les biographies.

A vous de choisir sous quel angle vous aborderez le livre selon votre connaissance historique.

Je me classerai dans la seconde catégorie.

Je vous souhaite une bonne journée.

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2015-05-29T07:47:21+02:00

AC/DC une impression de dernière fois

Publié par cassie
AC/DC une impression de dernière fois

AC/DC

Du son fort, Angus et son solo interminable, le rock au passé, au présent mais sans doute pas au futur.

Je suis allé les voir sur scène au Stade de France. Par chance, il n'a pas plu ce qui aurait considérablement gâché la soirée presque transgénérationnelle. Dans ce public à la majorité quarantenaire ou cinquantenaire, venaient s'ajouter quelques jeunes enfants, adolescents venus avec leurs parents, avec mention spéciale avec un jeune devant nous s'ennuyant fermement et plus à l'écoute de son portable que des premières notes de ce groupe de légende. Ont également été aperçus des gens plus âgés.

La musique est là, le show assuré avec un "Highway to Hell" scandé par tous lors des rappels. Je ne reviendrai pas encore et encore sur leur âge mais il faut bien avouer qu'assurer le chant et le show d'un concert et au-delà d'une tournée à 67 ans n'est pas donné à tout le monde.

Tous debout dès les premières notes comme coup de départ, j'ai senti comme un sentiment de malaise ou de décalage temporel. J'ai regardé le public, hormis ceux aux extrémités de la pyramide d'âge, et là devant mes yeux j'ai eu le sentiment de voir une génération, soit en tenue complète de headbanger soit en costume de commercial, essayant de rattraper une jeunesse perdue avec son lot d'illusions cela va de soi. J'ai l'impression qu'avec cette tournée de soixantenaires, s'exposaient les lambeaux de valeurs oubliées, parties en fumées avec l'après-révolution des années 60 et le changement technologique à la vitesse grandissante.

Un gigantesque arrêt sur images dans une vie connectée, trépidante, mondialisé. A une époque où la mondialisation signifiait partager la lutte contre la guerre, pour la liberté sexuelle, pour des idéologies et non ce tourbillon économique tendant vers la plus-value plutôt que vers les valeurs humanistes, parfois dévouées.

Un bon concert, de la bonne musique, un état d'esprit lointain, à ne peut-être pas laisser s'échapper tant certaines réflexions de l'époque pourraient nous titiller les neurones excités par les pixels surchauffés par tant de simultanéité ou le passé se conjugue en jours ou en heures.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

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2015-05-22T09:01:41+02:00

Mad Max : Fury Road

Publié par cassie
Mad Max : Fury Road

Bonjour

Aujourd'hui, séance cinéma avec le très attendu, au-delà de la partie mâle de la population, "Mad Max : Fury Road", ou Mad Max 4ème opus. Je suis allé voir le film dans sa version 3 D.

Le premier Mad Max est sorti en 1979 et beaucoup ne l'ont vu qu'à la télé. L'attente autour du film atteindra probablement son apogée chez les cinquantenaires et les fans d'anticipation. Dans le contexte, ce film dystopique était une nouveauté noire à l'époque. "Blade Runner" lui sortira trois ans plus tard.

Présentement, le film est réalisé par Georges Miller avec pour héros principaux Tom Hardy dans le rôle de Max Rockatansky, en succession au célèbre Mel Gibson pour les films précédents. L'impérator Furiosa est jouée par Charlize Theron, amputée d'un bras pour l'occasion.

Dans un monde apocalyptique, désertique, asséché à point afin que les lois des groupes les plus violents règnent, entre cannibalisme, sectes, soumission autour de ceux qui détiennent les matières précieuses que sont l'eau et l'essence, Mad Max est un ancien policier solitaire au volant d'un monstre de la route.

Parmi ces groupes humains, celui d'Immortan Joe. Il fait régner la terreur par sa maîtrise de l'eau pour ceux de sa secte tant il a créé une mythologie autour de sa personne pour des êtres dont l'humanité semble sur le point de mourir. L'impératrice Furiosa, une de ses plus fidèles lieutenants, le trahit et s'enfuit avec ses "épouses", des jeunes femmes parfaites, exemptes de malformations, dont il utilise les ventres pour avoir des enfants.

Max, capturé par les hommes de Joe, fera finalement alliance avec Furiosa pour aider les jeunes filles à trouver la tant espérée Terre Verte et s'éloigner de la tyrannie du vieil homme.

S'ensuit une course poursuite, des explosions, une lutte sur route à toute allure dans le désert puisque la terre futuriste n'est que cela, du sable et encore un peu plus de sable. Inférieurs en nombre, ils se battent encore malgré le déploiement de toutes les forces vives de la Citadelle, la cité d'Immortan Joe.

L'intérêt du film tient moins à l'ossature fragile de l'histoire qu'au déploiement des muscles, des cris encore plus explosifs lorsque le visionnage en trois dimensions vous les déploient en plein visage.

J'avoue avoir par moments décroché de ce rallye automobile dans l'attente d'une pause où la parole et l'histoire trouveraient quelques petites minutes bienfaisantes.

Malgré cela, je m'attendais à bien pire, tant dès le deuxième opus, je m'étais désintéressée du héros futuriste du désert. Mieux que prévu mais comptant un peu trop sur l'action pour me contenter.

Et vous, qu'en avez-vous pensé ?

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2015-05-21T07:40:35+02:00

Comment devenir écrivain quand on vient de la grande plouquerie internationale

Publié par cassie

Bonjour

 

Je viens vous parler aujourd'hui d'un livre. Il s'agit du livre de Caryl  Ferey, "Comment devenir écrivain quand on vient de la grande plouquerie internationale".

Le livre, autobiographique, a paru en 2013 .  Il se compose de deux parties "l'âge de Pierre" et "l'âge de Fer". La première nous narre l'enfance et l'adolescence de l'auteur marquée par sa relation compliquée avec un frère physiquement plus fort dans tous les sports, narguant d'un oeil mauvais son frère trop éfféminé. La seconde est le récit de sa découverte de l'écriture depuis le premier roman jusqu'au succès de "Mapuche".

Le livre est drôle comme un coup de poing verbal en plein visage de la littérature classique. L'auteur voyage, écrit, survit. Il se trouve une famille dans le milieu du policier français, après avoir découvert suit à la lecture d'un livre de Philippe Djian, la possibilité du hors cadre littéraire. Ecrire autrement et il ne s'en prive pas. Pour ses amis d'abord, pour écrire et voir Gallimard de près ensuite.

J'ai adoré les mots à rebonds, les images qui volent au dessus des lignes. Chaque phrase est drôle, entre envolée poétique et écrasement terre à terre. Le sourire est là, pas l'apitoiement sur son sort, peu enviable, de RMIste endetté jusqu'au cou d'une girafe, alcool et fumette en jalons partagés.

Son parcours parsemé de d'éclats de sa bonne étoile nous donne à montrer le milieu littéraire parisien au travers de pseudos comme Coussinnet Sensible ou Cheval Fougueux. Sans haine envers eux ni naïveté pour ces détenteurs de sésame d'écrivain publié.

En outre, il est allé en Nouvelle Zélande, héroïne de son "Haka", pays dont je rêve depuis longtemps, avant les trous des Hobbits.

J'ai hâte de lire ces autres romans, après que j'aurai dégommé cette pile physique et cette liste d'envies virtuelles.

Et vous l'avez-vous lu ?

 

 

Comment devenir écrivain quand on vient de la grande plouquerie internationale

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2015-05-18T07:25:11+02:00

La tête haute

Publié par cassie
La tête haute

Bonjour

Je viens vous parler aujourd'hui d'un film sorti en salles le 13 mai, "La tête haute" d'Emmanuelle Bercot, qu'elle a également co-scénarisé.

Le film est joué, pour commencer par le rôle principal, Malony Ferrando, par Rod Paradot, un jeune acteur non professionnel de 19 ans, Benoît Magimel, l'éducateur, Sara Forestier, sa mère, et bien évidemment Catherine Deneuve, le juge pour enfants, chargé de suivre le jeune homme.

L'histoire suit la vie du jeune homme avec un premier rendez-vous chez la juge à 6 ans, au cours duquel sa mère l'abandonne, puis ensuite d'environ 14 ans à 18 ans.

Malony va mal et enchaîne les auditions chez la juge. Entre une mère perdue, plus prompte à lui donner de mauvais conseils, à lui faire jouer le rôle de confident qu'à poser les limites, agréer en la justice, qui semble désemparée parfois devant le parcours de ce jeune homme intelligent, fragile.

Il se trace une voie parsemée d'embûches de jeune délinquant entre vols de voiture, abandon scolaire. Le manque de confiance et d'amour sourd dans ses regards de biais qu'il pose sur tous ceux, de l'éducateur à ses employeurs, qui lui donnent des ordres.

Un adolescent et bientôt un homme, qui appelle à l'aide sa mère et ferait tout pour sauver son demi-frère du placement. Comme le lui dit sa mère "Je ne veux pas que ton frère finisse comme toi". Il y a mieux pour encourager un jeune homme, toujours sur le fil de la légalité, en décalage. Il semble évoluer sur une voie parallèle, sans besoin de se lever pour travailler, avec des droits et des devoirs. Il n'en a jamais eu l'exemple à la maison et sa mère ne l'y encourage pas, le déscolarisant dès le CP.

Malony chute, se reprend, se fait enfermer, fugue, revient au centre. Il rencontre l'amour en la fille d'une enseignant du centre éducatif où il se trouve à 15 ans. Il fuit devant son "Je t'aime" mais arrivera finalement à l'accepter et à en dire un à son éducateur.

J'ai beaucoup apprécié ce film et les acteurs sont très bons surtout le jeune acteur. Il est fuyant, rugueux, nerveux et sait donner la tonalité intérieure d'un jeune homme qui n'a jamais eu de cadeaux et à du mal à prendre les mains tendues.

Un beau film

 

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2015-04-29T07:54:02+02:00

Dans les forêts de Sibérie

Publié par cassie
Dans les forêts de Sibérie

Bonjour

 

Je viens vous parler aujourd'hui d'une de mes lectures "Dans les forêts de Sibérie" de Sylvain Tesson. Il s'agit d'un roman autobiographique de l'auteur nous narrant sa vie d'ermite au bord du lac Baïkal.

Sylvain Tesson choisit de se retirer dans une cabane sans eau ni électricité, loin de tout autre être humain. Le récit débute dans l'hiver sibérien ou les températures vous font claquer des dents à la seule vue des deux chiffres après le tiret, et se termine en été.

L'auteur aura des invités et ira lui aussi visiter des amis qui vivent et travaillent au bord du lac. Ils sont peu nombreux et le trajet se fait parfois en plusieurs jours à pied ou en kayak. L'alcool coule sous plusieurs formes lors de ces repas aux mets étranges à nos papilles.

La nature apparaît dans toute sa splendeur, sa simple régulation, et fait ressortir les dégâts des hommes lorsqu'ils s'immiscent dans les royaumes des animaux et des végétaux. Sylvain Tesson a quitté l'effervescence de la vie parisienne pour une contemplation à l'admiration renouvelée envers les paysages et la vie de la nature au cours des trois saisons embrassées par le livre, de l'hiver à l'été.

Sylvain Tesson n'a apporté de France qu'un paquetage de livres et un téléphone satellite en cas d'urgence. Les livres seront une des occupations de ses journées avec la pêche, la coupe du bois et la contemplation. Il vit dans une autre temporalité comme si cette dimension était malléable selon l'esprit et l'environnement.

Deux évènements arriveront de Paris, l'accouchement de sa sœur et, plus douloureux, le départ de sa femme. Alors qu'il se sait quitté, on le sent hors de cette cabane, hors de cette sérénité.

J'envie cet homme qui a su aller au bout de ses envies. Et même si j'ai apprécié cette harmonie avec une nature magnifique et la possibilité de lire des heures entières, je sais que j'aurais beaucoup de mal avec la nourriture et probablement un peu avec le froid.

Un bon livre ou l'écologie perd son sectarisme primaire pour gagner en noblesse humaine, animale, végétale.

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2015-04-13T07:33:07+02:00

Le Duel

Publié par cassie
Le Duel

Bonjour

Je viens vous parler aujourd'hui d'un livre "Le Duel" d'Arnaldur Indridason, le célèbre auteur islandais de roman policier ou de polar. Il a paru en 2011 dans son pays d'origine sous le titre "Einvígið" et en 2014 sous son titre français.

J'avais découvert l'auteur désormais célèbre avec un livre magnifique "La femme en vert". Je l'avais adoré et, alors que je n'ai pas encore eu l'occasion d'en lire d'autres, des critiques positives me parvenaient sur le reste de son œuvre.

Tout d'abord, je vais vous narrer l'histoire. En 1972, à Reyjkjavik se déroule un duel d'échecs dans le cadre du championnat du monde, entre le Russe Spassky et l'Américain Fischer. Au delà de l'enjeu important des parties autour des cases noires et blanches, se joue l'honneur de chaque bloc en pleine guerre froide.

Dans un cinéma de la ville, un jeune homme de 17 ans est assassiné d'un coup de couteau. L'enquête est confiée à Marion Briem, futur mentor d'Erlendur, l'inspecteur récurrent des romans de l'auteur.

Le roman nous déroule trois trames : l'élucidation du meurtre, le contexte politique de ce championnat en Islande, l'enfance de l'enquêtrice en chef.

J'ai beaucoup moins apprécié ce roman. J'ai eu le sentiment d'un manque de cohésion tant les histoires ne semblent pas intriquées mais développées en parallèle. L'intrigue policière est avec la résolution du meurtre du jeune homme. Cependant, et je ne le dévoilerai pas, la manière dont Marion résout le crime est une facilité là où l'écrivain aurait pu trouver une autre astuce. Même le retournement du livre ne m'a guère intéressé.

J'ai eu plus le sentiment d'un livre sur l'Islande des années 70 qu'un réel roman policier. Cependant, cette ambiance n'est pas assez détaillée pour qu'on apprenne beaucoup de choses sur le pays et le monde en ces années -là.

Voilà, et maintenant j'attends vos retours

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2015-04-06T07:32:05+02:00

AMERICAN SNIPER

Publié par cassie
AMERICAN SNIPER

Bonsoir

Je viens vous parler après beaucoup d'autres d'"American Sniper", un film de Clint Eastwood sorti en février 2015.

Ce film nous narre la vie de Chris Kyle, tireur d'élite des Navy Seal, surnommée la Légende, après que ses exploits en Irak, le nombre de morts du camp ennemi, le promulgue héros de l'Armée américaine. Le rôle titre est tenu par Bradley Cooper, celui de sa femme par Sienna Miller.

Il adapte l'autobiographie de Cris Kyle, héros véritable des forces armées américaines grâce à son adresse et sa précision dans l'exécution parmi les combattants adverses. Il mourra d'ailleurs tué par un ancien Marine, alors qu'il avait entrepris de venir en aide aux vétérans.

Le film a eu un accueil partagé entre l'admiration et le rejet d'une certaine forme de nationalisme.

J'aime beaucoup Clint Eastwood, tant en tant qu'acteur qu'aux commandes d'un film.

J'avais pourtant peu apprécié "Jersey Boys". Mon sentiment sur son dernier film est plus positif. Il sait nous montrer la vision américaine, d'un simple soldat sorti de son Texas natal comme champion du rodéo et propulsé après un entraînement physique intensif en Irak, après la tragédie du 11 septembre.

Les troubles, les traumatismes subis et refoulés de Chris Kyle, nous montrent par la quotidienneté de la vie du héros, les effets dans la durée de la guerre, de la mort au quotidien pour des hommes dont le conflit est présenté de manière manichéenne.

Je suis loin de dire que le film est parfait. Il est vrai que le point de vue et la parole donnés sont ceux du soldat américain, dans sa force mais aussi dans sa faiblesse. Il n'est point ici question d'écouter celui de l'ennemi dont les figures sont soient des combattants, soient des civils, traîtres prêts à prendre les armes ou à armer leurs enfants.

Nous sommes d'un côté de la guerre, comme les soldats que nous suivons et n'en savons guère plus sur l'origine du conflit, les motivations des belligérants, les différentes nationalités impliquées.

Sans doute est-ce que le réalisateur a voulu pour nous plonger dans la vie de ces américains, venus des quatre coins du pays, le défendre dans le désert irakien.

Le doute sur la volonté patriotique voire nationaliste pour certains sur le film vient de la personnalité même de Clint Eastwood, engagé à droite. Il a pour moi un pan patriotique mais n'est pas une hagiographie de l'Armée américaine tant on voit les désastres sur les corps et les âmes.

Vous, qu'en avez-vous pensé ?

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