Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #bouquins catégorie

2015-04-13T07:33:07+02:00

Le Duel

Publié par cassie
Le Duel

Bonjour

Je viens vous parler aujourd'hui d'un livre "Le Duel" d'Arnaldur Indridason, le célèbre auteur islandais de roman policier ou de polar. Il a paru en 2011 dans son pays d'origine sous le titre "Einvígið" et en 2014 sous son titre français.

J'avais découvert l'auteur désormais célèbre avec un livre magnifique "La femme en vert". Je l'avais adoré et, alors que je n'ai pas encore eu l'occasion d'en lire d'autres, des critiques positives me parvenaient sur le reste de son œuvre.

Tout d'abord, je vais vous narrer l'histoire. En 1972, à Reyjkjavik se déroule un duel d'échecs dans le cadre du championnat du monde, entre le Russe Spassky et l'Américain Fischer. Au delà de l'enjeu important des parties autour des cases noires et blanches, se joue l'honneur de chaque bloc en pleine guerre froide.

Dans un cinéma de la ville, un jeune homme de 17 ans est assassiné d'un coup de couteau. L'enquête est confiée à Marion Briem, futur mentor d'Erlendur, l'inspecteur récurrent des romans de l'auteur.

Le roman nous déroule trois trames : l'élucidation du meurtre, le contexte politique de ce championnat en Islande, l'enfance de l'enquêtrice en chef.

J'ai beaucoup moins apprécié ce roman. J'ai eu le sentiment d'un manque de cohésion tant les histoires ne semblent pas intriquées mais développées en parallèle. L'intrigue policière est avec la résolution du meurtre du jeune homme. Cependant, et je ne le dévoilerai pas, la manière dont Marion résout le crime est une facilité là où l'écrivain aurait pu trouver une autre astuce. Même le retournement du livre ne m'a guère intéressé.

J'ai eu plus le sentiment d'un livre sur l'Islande des années 70 qu'un réel roman policier. Cependant, cette ambiance n'est pas assez détaillée pour qu'on apprenne beaucoup de choses sur le pays et le monde en ces années -là.

Voilà, et maintenant j'attends vos retours

Voir les commentaires

2015-02-26T08:49:18+01:00

Une planète nommée Trahison

Publié par cassie
Une planète nommée Trahison

Bonsoir

Je viens vous parler d'un livre de Science Fiction. Même si ils ne font pas partie de mes lectures les plus fréquentes, j'aime de temps aborder un livre qui me transporte dans le futur.

Il s'agit cette fois-ci d'"Une planète nommée Trahison" d'Orson Scott Card. Le livre est paru en 1979 sous le titre "A planet called Treason" et en 1982 dans sa traduction française.

Trois mille ans auparavant, des familles ont été exilées sur la planète Trahison pour un crime commis contre la République. Elles ont toutes l'espoir d'obtenir assez de fer pour fabriquer un vaisseau, signe du voyage retour.

Chaque famille échange ses dons spécifiques hérités de la spécialité de leur ancêtre, laquelle a été perfectionnée à un haut degré, aux Ambassadeurs en échange du précieux métal.

La famille Mueller a le pouvoir de guérison et de régénération. Pour certains l'ADN s'emballe au point de créer des monstres. Lanik, l'héritier de la famille se découvre ainsi doté un matin d'une paire de seins.

Ecarté du trône, Il aura pour mission de découvrir le secret des autres familles et surtout ce que chacune vend contre le métal tant désiré.

Il ira de surprise en surprise. Ses découvertes l'amèneront à être l'un des rares à avoir conscience de la réalité globale de la planète au point d'en être le seul espoir.

J'ai beaucoup apprécié ce livre. La Science Fiction est bien présente avec l'histoire de ce héros dont les membres repoussent après chaque amputation. L'histoire est également la découverte d'autres mondes, d'autres manières de vivre.

Le narrateur est le héros, il nous fait vivre ses aventures, de stupéfactions en trahisons. On le suit dans sa quête et sa fuite, au travers de régions aussi dissemblables que leur habitants. Il y découvrira aussi le pouvoir et la souffrance de la Nature devant ces morts et ces guerres.

Je n'avais jamais lu de livre de cet auteur et j'ai commencé par un livre qui ne fasse pas partie d'un cycle. Peut-être me lancerais-je un jour dans une telle lecture.

Voir les commentaires

2015-02-10T08:53:57+01:00

Une semaine de vacances

Publié par cassie
Une semaine de vacances

Bonsoir

Je viens vous parler d'un livre, "Une semaine de vacances" de Christine Angot. Il a paru en septembre 2012. Je n'avais jamais lu d'ouvrages de cette auteure. J'ai acheté ce livre au salon du livre 2013 alors que l'écrivain était présente sur le site de son éditeur. Je sais que j'ai remis encore et encore la lecture de ce livre en partie à cause de la douleur du sujet, en partie à cause du volume de ma Pal.

Christine Angot, si l'on veut la classer en raccourcis journalistiques, est une auteure si ce n'est sulfureuse, pour le moins dont les textes font parler d'eux en termes crus, liés souvent au sexe. Le terme étiquetté sur Christine Angot est "autofiction", censément cerner son oeuvre.

Le livre est difficile. Il est court. Un roman bref sans respiration. Un homme et une jeune fille. Cet homme, dont on apprend vite que la jeune fille est sa fille, la domine par le physique, la pensée, le statut social, le langage. Ils sont tous les deux dans une maison de vacances.

L'homme exige, demande, obtient des relations sexuelles de sa fille. Fréquemment, alors qu'elle essaie parfois de lui demander d'arrêter, qu'elle en pleure. Un livre cru, avec des scènes de sexe décrites par le détail. Elles s'enchaînent tant qu'elles nous empêchent de sortir la tête pour une bouffée d'air hors de ce huis clos. La jeune fille se tait, ne se révolte pas ou peu. Ses élans sont de toute manière moqués ou contournés par la menace de partir ou de se débarrasser d'elle avant la fin de la semaine.

Le livre nous démontre donc la domination physique morale et sociale d'un père sur sa fille. Plus que les actes de sodomie et de fellation qui sont peuvent à eux seuls empêcher de lire ce livre dès la première scène, ce qui ressort de ce livre, c'est l'étau implacable physique et morale d'un père incestueux par son mépris, sa supériorité dans le langage dont il use pour un abus physique.

Le livre a obtenu en 2012 le prix Sade, prix qu'elle a refusé arguant  qu'il était un contresens à son livre.

Je ne peux dire que je n'ai pas aimé même si ici le terme même de l'amour est antithétique. J'ai lu et je respire maintenant. Difficile donc. A chaque lecteur de prendre son souffle et d'y aller en apnée.

Voir les commentaires

2015-02-05T08:23:02+01:00

Le colonel Chabert

Publié par cassie
Le colonel Chabert

Bonsoir

Je viens vous parler aujourd'hui d'une autre de mes lectures Balzaciennes, "Le Colonel Chabert". Le roman est court, un peu moins de 170 pages. Il a été publié en 1844 dans sa version dernière. Il avait déjà paru sous le titre "La transaction" dans la revue L'Artiste dans une version moindre.

Le roman nous conte l'histoire d'un colonel de l'Armée napoléonienne, un soldat blessé lors de la bataille d'Eylau. Il est déclaré mort et se retrouve enterré sous un amoncellement de cadavres. Il ne survivra que grâce à quelques poches d'air. Recueilli et soigné, il fait valoir ses droits en Prusse et recouvre son identité.

En France, il en va tout autrement. Sa femme a épousé un comte Ferraud, dont elle a deux enfants. Elle a fait valoir ses droits testamentaires. L'héritage du colonel, qui n'aurait pas du en être un, est partagé entre le fisc, sa femme et les hospices de Paris selon ses volontés testamentaires.

Sa femme ne veut pas le reconnaître comme son mari, ne répond pas à ses lettres. Le retour de son premier époux la gêne, la renvoie à la basse extraction de laquelle elle a pu se libérer.

Chabert fait appel à Derville, l'avoué de sa femme pour mettre un terme à cette situation, lui qui vit maintenant dans l'indigence, loin de ce qu'il a quitté et de cette gloire de l'Empire délaissée dans le pays qu'il retrouve.

Il s'agit d'un roman court qui met en valeur les soldats, montre leur difficile retour à la vie civile. Je ne me souvenais plus de la taille de ce livre que je n'avais lu mais les souvenirs scolaires font souvent entrevoir les classiques comme longs et ennuyeux.

Rien de tel dans ce roman à découvrir ou relire pour ouvrir un nouveau pan de l'œuvre de Balzac et de sa vision de son siècle

Voir les commentaires

2015-01-18T08:24:25+01:00

Justine ou les Malheurs de la vertu

Publié par cassie

Bonjour

Je viens vous parler aujourd'hui d'un livre du Marquis de Sade, "Justine ou les Malheurs de la vertu".

Le livre a été publié en 1791. Il a sans cesse été augmenté par le marquis qui en a écrit trois versions. En 1787, les Infortunes de la vertu, en 1791, Justine oules Malheurs de la vertu, en 1799, La nouvelle Justine ou les Malheurs de la vertu, suivie de l'histoire de Juliette sa soeur.

Le roman raconte l'histoire d'une jeune fille de bonne famille désargentée qui, tout au long du livre persiste à croire en le Bien, la Vertu et aux enseignements de la vie catholique. C'est peu dire qu'elle n'en sera pas récompensé. Elle trouvera sur son chemin des libertins aux désirs les plus divers, de la sodomie à la coprophilie, de l'inceste à la nécrophilie. Elle sera violée, battue, marquée dans sa chair et son esprit. Elle ne s'échappera d'une situation périlleuse que pour tomber dans un piège pire encre.

Je n'avais jamais lu d'oeuvres du Marquis à la réputation toujours sulfureuse. Je n'ai pas été déçue. Je dois dire que, bien évidemment son oeuvre a du représenter une provocation au 18ème siècle. Cependant, à la lecture de certains passages, notamment ceux mettant en scène les enfants, je me suis sentie mal à l'aise.

Le livre est empli de descriptions de toutes les situations ou la pauvre héroine est soumise aux désirs de ses geôliers. Le langage du marquis n'est pas cru mais sait expliquer tous les sévices imposés. Nous sommes les témoins de sa chute.

Evidemment, il s'agit là d'un classique mais peut-être suis-je trop sensible. Je ne sais si j'en lirai un autre, du moins pour le moment.

 

 

Justine ou les Malheurs de la vertu

Voir les commentaires

2014-12-22T08:32:27+01:00

La reine dans le palais des courants d'air

Publié par cassie
La reine dans le palais des courants d'air

Bonsoir

Je viens vous parler aujourd'hui du dernier tome de la trilogie de Stieg Larsson, "la reine dans le palais des courants d'air".

Ce roman clôture donc la série des Millenium entamée avec " Les hommes qui n'aimaient pas les femmes" et poursuivie par " La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette".

Nous y retrouvons tous les personnages. Tout d'abord Lisbeth Salander, une jeune fille geek, vivant en dehors de la société, Mikael Blomkvist, le journaliste du magazine Millenium, Erika Berger, la rédactrice en chef du même magazine, ainsi que Dragan Armanskij, le procureur Esktrom, l'inspecteur Bublanski et bien sûr Alexander Zalachenko.

Le livre reprend l'histoire laissée à la fin du tome 2. Lisbeth Salander, Alexander Zalachenko, très grièvement blessés sont à l'hôpital. Mikael Blomkvist après avoir expliqué l'histoire longue et compliquée de sa protégée aux autorités compétentes, se lance à la recherches de preuves attestant de son innocence et du complot gouvernemental à son encontre.

Il veut prouver que pour protéger Alexander Zalachenko, autrefois transfuge de valeur, Lisbeth a été internée pour éviter toute fuite sur ce secret qui, à force de coups sur la mère de la jeune fille et d'autres comportements violents, pourrait être révélé au-delà du cercle exclusif d'agents secrets initiés en charge de sa surveillance

J'ai apprécié ce livre, malgré le fait que le suspense est moindre que dans le premier notamment. Ce qui transparaît au travers de cette trilogie et surtout dans celui-ci est l'aspect politique de l'histoire et des personnages. Surtout, on y voit une société suédoise soucieuse de ses citoyens et de leur droit, du respect de la constitution nationale. Le pays apparaît alors comme un état, certes moderne avec des espions et un contre-espionnage, mais l'on se dit que malgré cela, la violation des droits du personnage principal semble un problème bien plus grand, à l'échelle du pays, que cela ne pourrait l'être dans d'autres démocraties.

En fond, se diffuse une société où le vivre ensemble implique bien évidemment des droits et des devoirs, mais aussi une société où la communauté ne peut outrepasser ses droits au risque d'imploser.

De plus, la sexualité y est présente, franche et sans vulgarité. On y voit des hommes et des femmes coucher avec d'autres par amour ou par plaisir, des hommes aborder des femmes, des femmes aborder des hommes. L'homosexualité, la bisexualité ne sont ni mis en avant ni déculpabilisées. Elles existent sans honte ni ostentation, elles font partie des possibilités d'adultes consentants.

Pour cette vision de la société, de la femme et pour son personnage féminin fort, j'ai apprécié ce livre et cette trilogie.

Sur ce qui je pense sera mon dernier billet avant l'arrivée du Barbu enchanteur d'enfants, je vous souhaite un joyeux Noël.

Voir les commentaires

2014-11-16T10:00:04+01:00

Le Père Goriot

Publié par cassie

Bonsoir

Je viens vous parler d'un classique, "Le père Goriot" d'Honoré de Balzac, lu dans ma volonté de découvrir la Comédie Humaine. Le livre est paru en 1835. Je l'avais lu au collège mais voulait le reprendre pour suivre l'ordre de l'édition Furne.

Il nous narre la vie des pensionnaires de Madame Vauquer, rue Neuve-Sainte-Geneviève. Parmi ces gens aux revenus modestes, se distinguent le Père Goriot et Eugène de Rastignac, les deux grands protagonistes de ce roman qui sera un tournant pour son auteur dans sa volonté d'écrire l'histoire, des histoires de son siècle.

Le Père Goriot a tout donné à ses deux filles Anastasie et Delphine. Il a descendu l'échelle sociale au fur et à mesure de son appauvrissement pour satisfaire leurs dots, leurs caprices.

Eugène de Rastignac est lui un jeune idéaliste provincial qui étudie le droit, l'espoir de sa famille, laquelle se prive pour ses études.

Les deux hommes vont se rapprocher alors qu'Eugène courtise la fille du père Goriot. Il va découvrir la trahison, l'avidité, le jeu de dupes de la vie parisienne, où les plus beaux sourires cachent la souffrance, la méchanceté et l'ambition.

La trajectoire du père Goriot qui se prive de tout pour donner de l'argent à ses filles alors même qu'elles ne le logent pas, ne le reçoivent pas chez elles est bouleversante. Le père a dans des moments la lucidité sur l'attitude de ses filles. Il se rend compte qu'elles monnayent leurs présences, leurs preuves d'amour contre de l'argent sonnant et trébuchant. Il doit s'en contenter car il n'aura que cela. Il est un père blessé qui ne peut faire l'impasse sur ses filles malgré le fait qu'il sache très bien qu'il est un mendiant auprès d'elles d'eux qui, sans vergogne, le pressent et l'essorent.

Le chemin de Rastignac est celui d'un jeune homme ambitieux, lancé dans le chaudron parisien. Il découvre que pour y surnager, ses bouées seront l'abandon de sa naïveté, de sa franchise. D'une manière brutale, il est confronté aux règles du jeu du Paris élégant, aristocratique, bourgeois, le Paris où l'on se doit non seulement d'être présent au bon endroit mais d'y être brillant quitte à essuyer ses chaussures sur ses amis ou présentés comme tels.

Un classique à lire ou relire.

Le Père Goriot

Voir les commentaires

2014-10-25T21:45:33+02:00

La Tâche

Publié par cassie

Bonsoir

Je reviens vers mon amour premier, et peut-être sera-ce le dernier, la littérature.

Je viens vous parler de "La Tâche", un roman américain de Philip Roth, publié en 2000 aux Etats-Unis et en 2002 dans sa version française. Le titre originial est "The Human Stain". Il a reçu en 2002 le prix Médicis étranger.

Malgré les succès de l'écrivain, je n'avais jamais lu un livre de Philip Roth, ayant toujours d'autres livres d'avance et ayant un peu peur d'être déçu également. Parfois, les concerts de louange élèvent notre attente trop haut pour retomber devant la réalité qui, même si elle n'est pas banale, aurait gagné à une découverte discrète. Ceci se révèle vrai dans beaucoup de domaines. Je me suis donc lancé avec celui-ci, La Tâche, l'avant-dernier roman du cycle Nathan Zuckerman.

Je n'ai pas lu les autres romans du cycle et n'en ai pas été gênée. Cependant, ne sachant ce qu'ils contenaient, peut-être ai-je manqué des subtilités et de la substance.

L'histoire du livre est celle de Coleman Silk, ancien doyen de la faculté d'Athéna, venu voir Nathan Zuckerman afin que celui-ci écrive son histoire. Le vieil universitaire a démissionné de la faculté après des accusations de racisme. Il accuse l'opprobre dont il est l'objet de la part de ses anciens collègues, d'avoir causé la mort précoce de sa femme.

Les deux hommes deviendront amis puis s'éloigneront l'un de l'autre.

J'ai beaucoup apprécié ce roman par son questionnement, par ce qu'il nous montre un par un les pensées, dilemmes, fautes de tous les acteurs de cette histoire autour de Coleman Silk, détenteur d'un secret.

Le style de Philp Roth est clair, sachant nous étaler les questionnements d'êtres différents de par leur vécu, leur éducation. Je donnerai seulement en exemple la manière dont il décrit le traumatisme des soldats américains vétérans du Vietnam.

Au fil de ce roman défilent tous les personnages et leurs secrets. A vous de les découvrir ou de me laisser votre avis. Quant à moi, je ne manquerai pas de lire d'autres livres de ce grand auteur.

Bonne lecture

La Tâche

Voir les commentaires

2014-10-09T07:00:06+02:00

Le sermon sur la chute de Rome

Publié par cassie

Je viens vous parler du "Sermon sur la chute de Rome". Le roman, écrit par Jérôme Ferrari, a été élu Prix Goncourt 2012. L'auteur est professeur de philosophie et enseigne actuellement dans les Emirats Arabes Unis.

J'ai apprécié ce livre, dont le style en est véritablement un. Ce qui n'est pas si fréquent que cela. On peut souligner également qu'il se distingue de "La vérité sur l'affaire Harry Quebert" de Joël Dicker, également en lice pour le prix et qui a obtenu le Goncourt des Lycéens.

Il nous narre l'histoire de deux jeunes corses, Matthieu et Libero, revenus, après leurs études à Paris, reprendre un bar dans leur village corse.

On va suivre la vie de ces deux hommes, s'accrochant à leur terre, leur village à en rejeter leurs études parisiennes et la vie de leurs condisciples. Leur vie sera difficile, empreinte de drames et pour Matthieu, marquée par une recherche de sa place dans le monde là-bas ou ici. Il élude la vérité pour ne pas s'y confronter et y appartenir.

Les autres personnages défilent avec leurs failles propres dans la vie de ce café, attrayant malgré son emplacement parce que les deux hommes vont y faire venir des serveuses.

Tous ont un rôle et semblent en décalage comme au bord d'un monde à l'agonie, dont le grand-père de Matthieu, Marcel, est le dernier représentant.

Plus qu'une tranche de vie, le roman de Jérôme Ferrari est un remise en question de l'héritage, de sa place à trouver malgré lui, du refus de s'y conformer.

En plus mon exemplaire est dédicacé par l'auteur lui-même

Je vous souhaite à tous une bonne lecture

Le sermon sur la chute de Rome

Voir les commentaires

2014-09-27T20:48:37+02:00

La Mousson de Louis Bromfield

Publié par cassie

Bonjour,

Après une longue absence dont je m'excuse, je viens vous parler de ma dernière lecture "La Mousson" de Louis Bromfield paru en 1937 sous le titre original "The rains came".

Je voudrais tout d'abord vous dire que je note les livres dont on me parle, un liste d'idées de lecture pour alourdir ma pal déjà bien emplie. Cette lecture là me vient du livre de Daniel Pennac "Comme un roman", véritable éloge à la lecture désacralisée et ouverture pour tous vers tout.

J'ai donc décidé longtemps après la lecture du livre de Pennac de piocher dans la liste.

Ce roman nous narre la vie de la cité indienne de Ranchipur aux commandes de laquelle sont le Maharadjah et la Maharani. Le roman a pour personnage principal Tom Ransome, aristocrate anglais désabusé, alcoolique. Il a dans sa jeunesse profité de tous les plaisirs à l'excès.

Riche, il vit dans cette cité indienne millénaire au milieu de l'aristocratie anglaise déplacée, des Hindous et de leurs nombreuses castes. Tous attendent la mousson qui tarde à venir. Son arrivée avec des pluies sans fin ne sera pas une délivrance mais une catastrophe pour la ville. Il y aura tout d'abord un tremblement de terre. Le barrage va se rompre et la ville sera inondée. Nombreux seront les morts, puis viendront les épidémies de typhus et de choléra.

Beaucoup des facettes de l'être humain apparaissent au fil du roman tout autant que les sentiments et leurs variante exacerbées par des conditions extrêmes et un évènement, l'inondation, propre à mettre à nu ou a réévaluer l'échelle des valeurs de quelques uns.

C'est un roman envoutant dont l'écriture peut paraître parfois désuète. Il sait nous emporter dans l'atmosphère pesante, chaude de l'Inde coloniale. Cette Inde hésitant entre modernité et tradition ancestrale, entre le rejet des Anglais et l'arc-boutement sur l'Inde éternelle, ou entre l'acceptation du meilleur de l'Occident et le refus de continuer avec le système des castes et du rôle donné à la femme indienne.

J'ai beaucoup aimé ce livre et je vous le conseille pour avoir une idée de l'Inde de cette époque, idée qui pourra être contrebalancée par la lecture d'auteurs indiens.

La Mousson de Louis Bromfield

Voir les commentaires

Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog