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2015-05-29T07:47:21+02:00

AC/DC une impression de dernière fois

Publié par cassie
AC/DC une impression de dernière fois

AC/DC

Du son fort, Angus et son solo interminable, le rock au passé, au présent mais sans doute pas au futur.

Je suis allé les voir sur scène au Stade de France. Par chance, il n'a pas plu ce qui aurait considérablement gâché la soirée presque transgénérationnelle. Dans ce public à la majorité quarantenaire ou cinquantenaire, venaient s'ajouter quelques jeunes enfants, adolescents venus avec leurs parents, avec mention spéciale avec un jeune devant nous s'ennuyant fermement et plus à l'écoute de son portable que des premières notes de ce groupe de légende. Ont également été aperçus des gens plus âgés.

La musique est là, le show assuré avec un "Highway to Hell" scandé par tous lors des rappels. Je ne reviendrai pas encore et encore sur leur âge mais il faut bien avouer qu'assurer le chant et le show d'un concert et au-delà d'une tournée à 67 ans n'est pas donné à tout le monde.

Tous debout dès les premières notes comme coup de départ, j'ai senti comme un sentiment de malaise ou de décalage temporel. J'ai regardé le public, hormis ceux aux extrémités de la pyramide d'âge, et là devant mes yeux j'ai eu le sentiment de voir une génération, soit en tenue complète de headbanger soit en costume de commercial, essayant de rattraper une jeunesse perdue avec son lot d'illusions cela va de soi. J'ai l'impression qu'avec cette tournée de soixantenaires, s'exposaient les lambeaux de valeurs oubliées, parties en fumées avec l'après-révolution des années 60 et le changement technologique à la vitesse grandissante.

Un gigantesque arrêt sur images dans une vie connectée, trépidante, mondialisé. A une époque où la mondialisation signifiait partager la lutte contre la guerre, pour la liberté sexuelle, pour des idéologies et non ce tourbillon économique tendant vers la plus-value plutôt que vers les valeurs humanistes, parfois dévouées.

Un bon concert, de la bonne musique, un état d'esprit lointain, à ne peut-être pas laisser s'échapper tant certaines réflexions de l'époque pourraient nous titiller les neurones excités par les pixels surchauffés par tant de simultanéité ou le passé se conjugue en jours ou en heures.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

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2015-05-22T09:01:41+02:00

Mad Max : Fury Road

Publié par cassie
Mad Max : Fury Road

Bonjour

Aujourd'hui, séance cinéma avec le très attendu, au-delà de la partie mâle de la population, "Mad Max : Fury Road", ou Mad Max 4ème opus. Je suis allé voir le film dans sa version 3 D.

Le premier Mad Max est sorti en 1979 et beaucoup ne l'ont vu qu'à la télé. L'attente autour du film atteindra probablement son apogée chez les cinquantenaires et les fans d'anticipation. Dans le contexte, ce film dystopique était une nouveauté noire à l'époque. "Blade Runner" lui sortira trois ans plus tard.

Présentement, le film est réalisé par Georges Miller avec pour héros principaux Tom Hardy dans le rôle de Max Rockatansky, en succession au célèbre Mel Gibson pour les films précédents. L'impérator Furiosa est jouée par Charlize Theron, amputée d'un bras pour l'occasion.

Dans un monde apocalyptique, désertique, asséché à point afin que les lois des groupes les plus violents règnent, entre cannibalisme, sectes, soumission autour de ceux qui détiennent les matières précieuses que sont l'eau et l'essence, Mad Max est un ancien policier solitaire au volant d'un monstre de la route.

Parmi ces groupes humains, celui d'Immortan Joe. Il fait régner la terreur par sa maîtrise de l'eau pour ceux de sa secte tant il a créé une mythologie autour de sa personne pour des êtres dont l'humanité semble sur le point de mourir. L'impératrice Furiosa, une de ses plus fidèles lieutenants, le trahit et s'enfuit avec ses "épouses", des jeunes femmes parfaites, exemptes de malformations, dont il utilise les ventres pour avoir des enfants.

Max, capturé par les hommes de Joe, fera finalement alliance avec Furiosa pour aider les jeunes filles à trouver la tant espérée Terre Verte et s'éloigner de la tyrannie du vieil homme.

S'ensuit une course poursuite, des explosions, une lutte sur route à toute allure dans le désert puisque la terre futuriste n'est que cela, du sable et encore un peu plus de sable. Inférieurs en nombre, ils se battent encore malgré le déploiement de toutes les forces vives de la Citadelle, la cité d'Immortan Joe.

L'intérêt du film tient moins à l'ossature fragile de l'histoire qu'au déploiement des muscles, des cris encore plus explosifs lorsque le visionnage en trois dimensions vous les déploient en plein visage.

J'avoue avoir par moments décroché de ce rallye automobile dans l'attente d'une pause où la parole et l'histoire trouveraient quelques petites minutes bienfaisantes.

Malgré cela, je m'attendais à bien pire, tant dès le deuxième opus, je m'étais désintéressée du héros futuriste du désert. Mieux que prévu mais comptant un peu trop sur l'action pour me contenter.

Et vous, qu'en avez-vous pensé ?

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2015-05-21T07:40:35+02:00

Comment devenir écrivain quand on vient de la grande plouquerie internationale

Publié par cassie

Bonjour

 

Je viens vous parler aujourd'hui d'un livre. Il s'agit du livre de Caryl  Ferey, "Comment devenir écrivain quand on vient de la grande plouquerie internationale".

Le livre, autobiographique, a paru en 2013 .  Il se compose de deux parties "l'âge de Pierre" et "l'âge de Fer". La première nous narre l'enfance et l'adolescence de l'auteur marquée par sa relation compliquée avec un frère physiquement plus fort dans tous les sports, narguant d'un oeil mauvais son frère trop éfféminé. La seconde est le récit de sa découverte de l'écriture depuis le premier roman jusqu'au succès de "Mapuche".

Le livre est drôle comme un coup de poing verbal en plein visage de la littérature classique. L'auteur voyage, écrit, survit. Il se trouve une famille dans le milieu du policier français, après avoir découvert suit à la lecture d'un livre de Philippe Djian, la possibilité du hors cadre littéraire. Ecrire autrement et il ne s'en prive pas. Pour ses amis d'abord, pour écrire et voir Gallimard de près ensuite.

J'ai adoré les mots à rebonds, les images qui volent au dessus des lignes. Chaque phrase est drôle, entre envolée poétique et écrasement terre à terre. Le sourire est là, pas l'apitoiement sur son sort, peu enviable, de RMIste endetté jusqu'au cou d'une girafe, alcool et fumette en jalons partagés.

Son parcours parsemé de d'éclats de sa bonne étoile nous donne à montrer le milieu littéraire parisien au travers de pseudos comme Coussinnet Sensible ou Cheval Fougueux. Sans haine envers eux ni naïveté pour ces détenteurs de sésame d'écrivain publié.

En outre, il est allé en Nouvelle Zélande, héroïne de son "Haka", pays dont je rêve depuis longtemps, avant les trous des Hobbits.

J'ai hâte de lire ces autres romans, après que j'aurai dégommé cette pile physique et cette liste d'envies virtuelles.

Et vous l'avez-vous lu ?

 

 

Comment devenir écrivain quand on vient de la grande plouquerie internationale

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2015-05-18T07:25:11+02:00

La tête haute

Publié par cassie
La tête haute

Bonjour

Je viens vous parler aujourd'hui d'un film sorti en salles le 13 mai, "La tête haute" d'Emmanuelle Bercot, qu'elle a également co-scénarisé.

Le film est joué, pour commencer par le rôle principal, Malony Ferrando, par Rod Paradot, un jeune acteur non professionnel de 19 ans, Benoît Magimel, l'éducateur, Sara Forestier, sa mère, et bien évidemment Catherine Deneuve, le juge pour enfants, chargé de suivre le jeune homme.

L'histoire suit la vie du jeune homme avec un premier rendez-vous chez la juge à 6 ans, au cours duquel sa mère l'abandonne, puis ensuite d'environ 14 ans à 18 ans.

Malony va mal et enchaîne les auditions chez la juge. Entre une mère perdue, plus prompte à lui donner de mauvais conseils, à lui faire jouer le rôle de confident qu'à poser les limites, agréer en la justice, qui semble désemparée parfois devant le parcours de ce jeune homme intelligent, fragile.

Il se trace une voie parsemée d'embûches de jeune délinquant entre vols de voiture, abandon scolaire. Le manque de confiance et d'amour sourd dans ses regards de biais qu'il pose sur tous ceux, de l'éducateur à ses employeurs, qui lui donnent des ordres.

Un adolescent et bientôt un homme, qui appelle à l'aide sa mère et ferait tout pour sauver son demi-frère du placement. Comme le lui dit sa mère "Je ne veux pas que ton frère finisse comme toi". Il y a mieux pour encourager un jeune homme, toujours sur le fil de la légalité, en décalage. Il semble évoluer sur une voie parallèle, sans besoin de se lever pour travailler, avec des droits et des devoirs. Il n'en a jamais eu l'exemple à la maison et sa mère ne l'y encourage pas, le déscolarisant dès le CP.

Malony chute, se reprend, se fait enfermer, fugue, revient au centre. Il rencontre l'amour en la fille d'une enseignant du centre éducatif où il se trouve à 15 ans. Il fuit devant son "Je t'aime" mais arrivera finalement à l'accepter et à en dire un à son éducateur.

J'ai beaucoup apprécié ce film et les acteurs sont très bons surtout le jeune acteur. Il est fuyant, rugueux, nerveux et sait donner la tonalité intérieure d'un jeune homme qui n'a jamais eu de cadeaux et à du mal à prendre les mains tendues.

Un beau film

 

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